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Dossier de Presse

 Améliorer la vie des malades respiratoires

25/10/2007 - 10h19

 

 

L’association Récup’air propose des stages de réhabilitation respiratoire aux personnes atteintes de maladies respiratoires de type BPCO (Broncho-pneumopathie chronique obstructive). Ces stages sont seulement proposés aux habitants d'Ile de France.

En France, environ 2,6 millions de personnes souffrent de la BPCO, et 20% d’entre eux subissent un handicap respiratoire lourd. Le réseau de réhabilitation respiratoire développe la possibilité de se réentraîner à l’effort pour augmenter sa tolérance à l’exercice. La réhabilitation respiratoire permet de diminuer les risques de crises aiguës d'insuffisance respiratoire.

Le programme dure en moyenne trois mois durant lesquels le patient peut être pris en charge par un pneumologue, un cardiologue, un tabacologue, un psychologue, un diététicien, selon son cas. La réhabilitation respiratoire peut prendre plusieurs formes avec l’association Récup’air.

Le coaching personnalisé place le patient sous la surveillance d’une infirmière ou d’un kinésithérapeute pour faire un bilan plusieurs fois par an. Il existe aussi des mini-stages de réhabilitation, six à neuf séances d’une heure d’effort physique sous contrôle médical.

Il ne faut pas perdre de vue l’après traitement ! Des efforts physiques modérés sont conseillés pour conserver les bénéfices, la motivation est donc capitale. Le club Accél’air propose des activités de loisirs physiques pour entretenir sa forme. Vous pouvez aussi choisir l’option vélo d’appartement. La marche, le jardinage, la natation, le bricolage peuvent être l’occasion de faire de l’exercice.

Pour en savoir plus:
01 42 18 00 65 (prix appel local)
Récup'air

  Une nouvelle méthode contre la bronchite chronique        

           
APRES DEUX SEANCES de réhabilitation respiratoire, Claude pourrait presque monter les quatre étages de l’immeuble de sa kiné à pied. Cette Parisienne de 63 ans n’en est pas là. Souffrant d’une broncho-pneumopathie chronique obstructive ou BPCO, elle a encore besoin de l’ascenseur pour gagner le cabinet de sa praticienne. Mais elle se sent déjà mieux. La BPCO est une maladie méconnue des poumons, causée à 80 % par le tabac dont la consommation provoque une inflammation des bronches et une insuffisance respiratoire incurable. Appelée couramment bronchite chronique, elle touche 5 à 10 % des adultes, évolue parfois vers de graves complications comme l’emphysème et tue chaque année quinze mille personnes. Mardi, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre cette pathologie, les experts ont pronostiqué que, si sa prise en charge n’était pas améliorée, elle pourrait devenir la troisième cause de mortalité en 2020.En France, pour éviter d ‘en arriver là, un réseau de kinésithérapeutes baptisé Récup’air* a mis en place une méthode originale pour aider les malades à reprendre des forces. « Les patients, essoufflés, fournissent de moins en moins d’efforts. Ils perdent en musculature, ce qui aggrave leur état. Une activité sportive contrôlée par un kiné est un complément indispensable au traitement médicamenteux de la BPCO », affirme Marie-Françoise Duffrin, la kiné de Claude.
Ce n’est qu’en 2003 que cette ancienne fumeuse a appris qu ‘elle était malade. « J’avais du mal à soutenir le moindre effort prolongé, j’étais essoufflée en permanence, au point de ne plus pouvoir suivre mon mari et mes amis lors de nos promenades de vacances. J’ai pris rendez-vous chez un premier pneumologue qui n’a rien vu. Mais comme cela n’allait pas du tout, je suis allée en voir un second. Celui-ci m’a prescrit un scanner. C’est là que j’ai entendu pour la première fois de ma vie le nom de cette pathologie », raconte Claude. Le médecin lui donne un traitement adéquat composé d’un broncho-dilatateur et de cortisone, et l’oriente vers le réseau Récup’air pour trente séances de kiné, à raison de trois par semaine. Au programme : trempoline, jeu de ballon, vélo d’appartement, le tout sous le contrôle de Marie-Françoise Duffrin. Ce matin, Claude a décidé de commencer par le vélo. Très vite, après quelques coups de pédale, elle s’arrête, visiblement exténuée. Le souffle court, elle explique qu’elle a déjà effectué une séance la veille et que, d’habitude, elle se laisse une journée de repos entre les deux cours. « Il me faut bien ça pour récupérer. Je sors de là épuisée » confie Claude. Mais les efforts sont payants. « Je viens de commencer cette rééducation et je me sens déjà mieux » affirme-t-elle.
« Cette pathologie peut être très invalidante, conclut Marie-Françoise Duffrin. Certains patients n’arrivent pas à monter plus de deux marches d’escalier. D’autres sont carrément équipés d’une bouteille à oxygène. Si la maladie est diagnostiquée à temps, il est possible de ne pas en arriver là. Le hic : deux malades sur trois ignorent qu’ils en sont atteints. »
 
* Renseignements : www.recupair.org. Courriel : secretariat@recupair.org. Téléphone : 01 42 18 00 65
 
Les signes d’alerte
 
TOUX CHRONIQUE, essoufflement anormal, expectorations incessantes… Le moindre signe anormal doit donner lieu à une consultation chez le médecin généraliste ou le pneumologue surtout si vous êtes fumeur ou ancien fumeur. Le praticien commencera par évaluer votre souffle grâce à un minispiromètre électronique. L’examen, qui consiste à souffler dans la machine, est simple et indolore. Si besoin, il vous prescrira un scanner des poumons. Si vous êtes fumeur, le premier traitement consistera à arrêter le tabac . « Pour comprendre ce que ressent un malade, décrypte la kinésithérapeute Marie-Françoise Duffrin, il faut se boucher le nez et essayer de respirer par la bouche au moyen d’une paille. Il est impossible de faire tous les mouvements de la vie quotidienne de cette manière. »

Alexandra Echkenazi
 

 

 

 

 

 

 

 


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